en   MOT  dièse
petite  ANTHOLOGIE  de  poésie  et  de  musique  de  chambre

de Philippe MARTINEAU

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Le chat et la souris
parodie de « Le Lion amoureux »


« Planquée sous le tapis
je compte mes neurones.
Mais je sens qu'on m'épie
de là où ça ronronne.

Sur moi nul ne parie.
Mais je sors cul devant,
et, sans faire de vents,
secoue ma fesserie
pour que seul cet atout
soit cible du matou.

Car mieux vaut, je suppose,
avoir de la visite
avant la ménopause
que finir en transit. »

Troquant sa faim contre
de plus mâles envies
ce bien malencontreux
met en chauffe son vit.

Quand celle à la queue lisse
lui lance un doux regard
afin que ce qu'il hisse
en tombe tout hagard.

En amoureux transi
le voilà tout changé.
Malgré cette hérésie
subsiste le danger.

Souffrez d'être sublime,
si vraiment vous m'aimez
soumettez à la lime
ce qui vous rend armé.

Si êtes tant épris
faites-en montre assez :
frottez à l'émeri
ce qui peut me blesser.

Car bien que rétractiles
vos pointes m'apparaissent ;
qu'on en change le style
avant toute caresse.

Quant à vos quatre crocs
qu'on les mette au musée ;
je ne veux rien de trop
pour un premier baiser. »

L'amour tenant en laisse
l'Attila des tapis
l'on coupe ce qui blesse,
avant de faire pis :

« Ta pointe étant polie
et ton croc en congé,
le mien peut te changer
en descente de lit ! »


par Julie DESMET (bio) :
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